Une histoire de connexion

De nos jours, tout le monde ne parle plus que de fibre. Lorsque l’on évoque le sujet d’internet, entre particulier ou professionnel, les gens n’ont plus que les mots « fibre » et « optique » à la bouche. Et pour cause, on désire tous une meilleure connexion, que ce soit pour être mis en relation avec des partenaires professionnelles à l’autre bout du monde, et pour échanger sur des dossiers aux enjeux faramineux, ou simplement pour charger plus rapidement notre film sur Netflix. Internet est au cœur de nos métiers et de nos loisirs, ce qui rend sa vitesse de connexion primordiale.

Mais, comment en sommes-nous arrivés là ? Pas au niveau social bien sûr, je n’ai aucunement pas la prétention de pouvoir écrire sur les impacts sociaux d’internet, l’idée est plus de retracer l’histoire récente des connexions Internet que nous avons côtoyé. L’objectif est simplement de comprendre ce qu’il s’est passé et ce qu’il se passe encore dans nos box d’accès à Internet. Rentrons alors dans le vif du sujet.

 

Un rappel sur les technologies pré-fibre : Le xDSL. 

L’accès à internet évolue. Les offres actuelles d’ADSL, de VDSL ou de SDSL commencent à vieillir tant sur le plan technique que technologique. D’une part puisqu’elles s’appuient sur le réseau cuivre, et d’autre part parce que, concrètement, leurs débits commencent à être limités.

Simple rappel sur ces trois technologies. L’ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line), le VDSL (Very-High-Bit-Rate Digital Subscriber Line) et le SDSL (Symmetric Digital Subscriber Line) sont des technologies de xDSL. Ce dernier est un nom générique donné aux technologies permettant d’atteindre des hauts débits de transmission en RTC (Réseau téléphonique commuté), c’est-à-dire sur le réseau cuivre, traditionnellement attribué à la téléphonie analogique. Concrètement, pour les novices des télécommunications, le réseau cuivre correspond simplement aux prises en T que l’on trouve aujourd’hui dans la plupart des bâtiments.

Débit montant et débit descendant.

Quelles sont les différences entre les trois technologies évoquées en amont? . Un petit point technique s’impose donc pour expliquer leur différence . La rapidité d’une connexion est expliquée par rapport à son débit. Plus le débit est élevé, plus la connexion internet sera rapide. Il existe deux débits qui permettent de qualifier une connexion Internet.

Il y a d’une part le débit montant (appelé aussi l’upload ou le transfert). C’est le flux de données que nous envoyons depuis notre ligne sur internet. C’est par exemple l’envoi de mail ou le partage de post ou photo sur les réseaux sociaux. D’autre part, il y a le débit descendant (appelé aussi le download ou le téléchargement). A l’inverse, il représente le flux de données internet que nous recevons. Nous le rencontrons par exemple lorsque nous surfons sur le web, ou lorsque nous regardons des films en streaming. La qualité de nos connexions internet dépend alors de la qualité de ces deux débits. Par exemple, si nous voulons vulgariser très rapidement, si l’on compare deux débits montant (upload), un débit de 0,5 mégabit/seconde équivaut à de l’ADSL de basse qualité, à l’inverse un débit de 700 mégabits/seconde correspond à une fibre optique d’excellente qualité.

ADSL, VDSL et SDSL.

Maintenant, pour en revenir à nos trois technologies préférées, il faut d’abord savoir que l’ADSL commence à devenir obsolète. En effet, en upload comme en download, l’ADSL est de moins bonne facture que toutes autres formes de connexion internet. Même si elle reste l’option la moins chère, elle a aussi le débit le plus lent, est de moins en moins fiable à cause de sa technologie révolue, et donc, est vouée à disparaître au profit des technologies plus récentes. On se dirige alors vers du VDSL et surtout vers de la fibre optique. Le VDSL, comme son nom l’indique (Very-High-Bit-Rate), est une version améliorée de l’ADSL, plus rapide en débit montant et débit descendant. À titre de comparaison, l’ADSL oscille autour des 5 mégabits/seconde, le VDSL tournera autour des 50 mégabits/secondes. Enfin, le SDSL (Symmetric), une fois de plus comme son nom l’indique, nous verrons que les sigles sont généralement très clairs en informatique, est un peu particulier puisqu’il est symétrique au niveau de ses débits montant et descendant. On ne voit donc pas de différence entre la vitesse de download et d’upload. Un SDSL de qualité peut atteindre 20 mégabits/seconde pour, donc, ces deux débits.

 

Le cœur du sujet : La fibre optique. 

Cependant, ce qui nous intéresse maintenant, c’est d’aborder la fibre. Sortez vos portefeuilles et soyez sûr de ne plus perdre une seconde, nous allons parler fibre optique. Tout d’abord nous allons essayer de comprendre concrètement cette technologie qui nous obnubile. La fibre optique est un câble qui permet de propager des ondes lumineuses, elle est utilisée en informatique et permet la transmission de données à très haut débit. La fibre optique désigne donc d’une part un matériau et d’autre part une technologie. Physiquement parlant, il s’agit d’un long câble fin et résistant, ce câble est en fibre de verre ou en plastique du diamètre d’un cheveu. C’est par ailleurs pour cela que l’on dit qu’il ne faut pas trop plier un câble de fibre optique parce que, si tel est le cas, le câble de verre à l’intérieur se fissure, et la ligne est coupée. Il est qualifié d’optique, car il transporte de la lumière.

C’est la meilleure solution disponible pour transmettre des données. Elle est de plus beaucoup plus fiable que les câbles de cuivre puisqu’elle est insensible aux interférences électromagnétiques. Ne soyez pas effrayé devant cette expression beaucoup plus simple qu’il n’y paraît, cela signifie simplement que sa qualité n’est pas perturbée par d’autres types d’ondes comme des ondes radios ou des courants électriques relativement puissants. C’est par ailleurs un des défauts des câbles de cuivre. De plus, il faut savoir que la fibre optique, dans un certain cas, offre un débit symétrique, on a donc une symétrie entre le débit entrant et le débit sortant, c’est ce que nous allons voir maintenant.

Fibre mutualisée et fibre dédiée.

Il existe deux types de fibre optique, la fibre mutualisée et la fibre dédiée. La fibre mutualisée est installée à l’intérieur d’un bâtiment avec un répartiteur pour chaque utilisateur. On parle alors de FTTH (Fiber to the home) ou de FTTB (Fiber to the building). Les utilisateurs ont alors accès à une fibre partagée. Le débit dépendra donc du nombre de personnes utilisant le même lien. De ce fait, cette solution n’offre pas un débit symétrique. En revanche, pour la fibre dédiée ce n’est pas la même histoire. En effet, comme son nom l’indique, décidément l’information est très facile à comprendre, dans cette situation, la fibre est consacrée uniquement à l’entreprise. On parle alors de FTTO (Fiber to The Office). Elle consiste à raccorder directement l’entreprise à l’endroit de raccordement de la fibre. Son avantage premier est d’offrir un débit nettement plus élevé. Dans un second temps, comme nous l’évoquions en amont, la symétrie des débits est également assurée.

Nous allons schématiser ce modèle simplement pour comprendre au mieux la différence entre fibre dédiée et fibre mutualisée. Imaginons un énorme câble passant sous nos routes, et sous nos océans. Ces câbles peuvent atteindre plusieurs dizaines de centimètre, voire plusieurs mètres de diamètre. Puis, pour être le plus simple possible, ces gros câbles se branchent aux entrées des bâtiments. Lorsque nous somme sur un modèle mutualisé, chaque utilisateur, chaque box, viennent s’y brancher, avec un câble de fibre unique, plus petit et donc moins puissant. La fibre est alors divisée. En revanche, dans un modèle dédié, la box de l’utilisateur vient directement se brancher sur ce gros câble de fibre. Il n’y a donc pas d’intermédiaires, et même si elle peut entraîner des travaux, et un prix bien plus élevé, la qualité en sera considérablement améliorée. 

La fibre optique : un gain sur de nombreux aspects.

Pour terminer, j’aimerai mettre en avant certains aspects supplémentaires que la fibre apporte et que le commun des mortels a pour habitude d’omettre. En effet, lorsque l’on surprend une discussion au sujet de la fibre, on entend parler de rapidité super sonique et de vitesse éclaire, mais les gens ne savent pas forcément les enjeux et les possibilités que cette technologie pourrait apporter, et notamment dans le monde de l’entreprise. De cette manière, il faut d’abord savoir que la fibre est développée pour la gestion de data. Elle est mise en avant parce qu’il y a de plus en plus de besoins en termes de traitement de données. Des besoins qui ne peuvent plus être comblés par des technologies basées sur du cuivre. Lorsque l’on parle du traitement de toujours plus de données, on évoque aussi la simultanéité des utilisateurs. Et dans quelles situations tous les utilisateurs doivent avoir toujours un excellent rendement ? Dans le monde de l’entreprise. Ainsi, la fibre optique prend tout son sens, est utilisé à 100% de ses capacités lorsqu’elle est mise en place dans une entreprise, pour que tous les collaborateurs puissent évoluer ensemble, sans partage de débit, sans division de travail, avec une convergence des moyens de communication, et ainsi pour faire évoluer leurs entreprises.

 

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